La question de la baisse des APL, soit l'aide personnalisée au logement, fait actuellement débat. Face à la proposition du gouvernement, l'UNIS a réaffirmé sa proposition de créer un statut social du bailleur privé. 

Pourquoi l'UNIS continue de défendre un rapprochement entre le parc privé et le parc social ? 

L'union de syndicats de professionnels immobiliers continue de défendre bec et ongles ses propositions au nouveau gouvernement et les rappellent régulièrement. Si elle estime devoir le faire, c'est à cause de la récente décision de baisser de cinq euros les APL. Cette dernière est due notamment à un récent rapport de la Cour des comptes qui a révélé qu'un trou de plus de 9 milliards d'euros existait dans le budget de l'État. De même, elle a estimé le montant des aides au logement à 40,8 milliards d'euros en 2015, ce qui représente une hausse de 32% par rapport à 2006. Pour justifier la baisse des APL, le gouvernement a avancé que "cette prestation peu ciblée est de nature à alimenter la hausse des loyers acquittés par les étudiants. [...] A moyen terme, une réforme plus profonde du système pourrait permettre d'obtenir des gains d'efficience en remédiant aux deux dysfonctionnements majeurs des APL, leur caractère inégalitaire et inflationniste.". Face à la solution proposée, l'UNIS a décidé de réagir en soumettant une nouvelle fois son idée de rapprocher le parc du logement privé du parc du logement social. En effet, un nombre non négligeable de locataires dans le parc privé remplissent les conditions pour être admissibles au parc social alors que celui-ci est bien moins conséquent que le parc privé. L'UNIS a fait de cette problématique l'un de ses combats pour les années à venir. 

La solution mise en avant par l'UNIS ! 

L'UNIS rappelle une nouvelle fois l'une de ses grandes propositions, celle de la création d'un statut social du bailleur privé. Cela permettrait de rapprocher le parc privé du parc social mais pas seulement. Comme l'indique Gérard Delvové, le délégué général de l'UNIS, cela pourrait aussi "offrir des loyers intermédiaires, de mettre le parc privé dans les loyers abordables". Cette idée, bien qu'attrayante, apporterait un grand changement, ce dont est conscient l'UNIS: " cela représente une mini-révolution. Nous formulerons cette proposition au ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, auprès duquel nous avons sollicité une entrevue.".  

Les conseils de la rédaction ! 

Alors que la Cour des Comptes s'est penchée sur le cas des APL, elle a également statué sur celui des dispositifs comme Pinel, mis en place pour faciliter l'accession à la propriété. Elle rappelle que ceux-ci n'ont jamais fait l'objet d'un bilan et que leur efficacité n'est donc pas prouvée, ce qui explique pourquoi elle penche en faveur de la fin de tels dispositifs. D'ailleurs, il ne reste que peu de temps pour profiter du dispositif PINEL puisqu'il disparaîtra à la fin 2017.