
Depuis quelques mois déjà, il est possible d’observer une montée des prix de plus en plus conséquente chez nos voisins britanniques, notamment dans la capitale londonienne.
Des prix en hausse rendant l’achat et la location inabordable !
La semaine dernière, Theresa May, la première ministre d’Angleterre, dressait un constat alarmant sur l’état actuel du marché immobilier britannique au travers du livre blanc. Ce dernier précisait même que « le besoin humain le plus basique – un logement sûr, que vous pouvez appeler le vôtre – n’est pas seulement un rêve distant pour des millions de personnes, c’est un rêve qui s’éloigne de plus en plus ». À titre d’exemple, on peut prendre la situation de la ville de Londres et de sa petite couronne. Celle-ci bénéficie d’un ratio - soit le revenu annuel des ménages face au prix moyen d’un logement - de plus en plus élevé. Ainsi en 1998, il s’élevait à 3,5, contre 7 aujourd’hui, soit le double, ce qui signifie que les logements à l’achat sont deux fois moins abordables qu’il y a 19 ans. Ceci explique entre autres le fait que seulement 37% des adultes entre 25 et 34 ans soient propriétaires de leur propre logement, contre 59% il y a une dizaine d’années. Cependant, la location d’un bien, en particulier à Londres, est tout aussi inabordable qu’un achat. Le constat estime ainsi que les ménages dépensent plus de la moitié de leurs revenus afin de payer leur loyer.
La cause principale de cette hausse des prix !
Depuis plusieurs mois, c’est les mêmes causes qui plombent le marché immobilier londonien, et anglais en général. Ainsi, l’inflation des prix est la principale cause de l’augmentation du ratio des biens britanniques, selon la banque HSBC. En effet, alors que les prix des biens augmentent, les revenus des ménages ne suivent pas, ce qui entraîne un certain décalage, notamment avec la somme que les Londoniens peuvent investir dans un logement, qui est faible par rapport à ce qu’il coûte en réalité. Pour preuve que le décalage se faisait déjà ressentir au mois de septembre 2016, des chiffres publiés lors de cette période révélaient que bien que le salaire moyen d’un Londonien était de 35 286 euros, un logement coûte en moyenne près de 591 420 euros. L’inflation immobilière en Angleterre créée donc un semblant de bulle immobilière puisqu’il faut en moyenne dix fois l’équivalent d’un salaire moyen pour prétendre acquérir un bien à Londres.
Les conseils de la rédaction !
Investir actuellement en Angleterre semble ne pas être une aussi bonne affaire qu’un investissement réalisé en France. Effectivement, entre les taux toujours faibles malgré leur lente remontée et une hausse des prix générale se limitant à 1,5% sur l’année 2016, l’achat d’un bien en France est actuellement plus abordable et avantageux.
