
Dernièrement, une étude menée par Oxford Economics a dévoilé un classement composé de grandes villes, qui évalue leur accessibilité en fonction de la durée nécessaire pour acquérir un appartement de 90 mètres carrés.
L’inaccessibilité des grandes villes asiatiques
C’est par rapport à une échelle mondiale que l’étude nous renseigne. Ainsi, en plus de grandes villes d’Europe, on retrouve également le continent américain, mais aussi le continent asiatique. Toutefois, les métropoles situées sur ce dernier ne brillent pas vraiment puisqu’elles se classent parmi les plus inaccessibles. On apprend ainsi que notamment Hong-Kong, mais aussi les villes chinoises de Pékin et Shangai, ainsi que la ville indienne de Mumbai ne sont pas accessibles à toutes les bourses. En effet, afin d’acquérir un appartement de 90 mètres carrés ( le prix du mètre carré de l’étude se base sur celui du marché local), un ménage bénéficiant du revenu médian local doit en moyenne cotiser pendant plus de 30 ans ! Ce nombre d’années est le plus élevé du classement, bien qu’une grande vile européenne soit aussi concernée : il s’agit de Londres. La capitale anglaise est donc la seule métropole de l’Europe à être considérée par l’étude comme étant «inabordable ». En comparaison, la ville de Paris se situe dans une moyenne d’année à cotiser plus abordable, puisqu’il faut environ 20 années afin de parvenir à s’offrir un appartement de 90 mètres carrés. Il en est de même dans la grande métropole américaine de New York, puisqu’un ménage doit également attendre 20 ans pour finir de payer son bien.
Des prix parfois trop élevés
La raison principale des villes ayant des problèmes par rapport à leur accessibilité réside essentiellement dans les prix qu’elles proposent. En effet, ils sont souvent trop élevés pour permettre à tous les acquéreurs de pouvoir s’offrir un bien dans les villes les plus inaccessibles du classement. Par exemple, entre 2008 et 2016, soit sur une période de 8 ans, le coût d’un bien a augmenté de 160% à Hong-Kong, ainsi que de 150% à Bombai. Face à ces hausses très importantes, l'augmentation des prix dans la capitale française semble presque dérisoire, avec 30% de hausse sur la même période. L’étude explique par rapport aux fortes croissances des prix constatées qu’elles ont été stimulées par des taux de crédit relativement faibles sur les dernières années, bien que leur remontée pourrait devenir un frein à cette croissance.
Les conseils de la rédaction
Même si l’étude est forte intéressante, elle ne dévoile pas en revanche le nombre de personnes qui composent un ménage. De même, il vaut mieux éviter de la prendre au pied de la lettre puisqu’elle manque de détails, notamment par rapport à la ville de Paris où la cotisation en nombre d’années varie logiquement dans chaque arrondissement.
