
Le marché de l'immobilier en France est actuellement dans une phase de reprise. En toute évidence, tous les chiffres sont au vert et font état d'une bonne situation, que ce soit sur le marché du neuf ou sur celui de l'ancien. Les analystes financiers comme les spécialistes du secteur, à l'image des agents immobiliers et des promoteurs, relaient également cette situation comme le véritable signe qui prouve que la crise est derrière nous.
Et pourtant, bien que l'immobilier et sa situation en France s'améliorent grandement actuellement, l'imposition reste encore et toujours et toujours un obstacle certain, et plus précisément l'imposition à la revente d'un bien immobilier. Le Gouvernement français est d'ailleurs actuellement en train de réfléchir à des mesures de refonte concernant l'imposition actuelle sur l'immobilier.
Quels sont les véritables problèmes posés, en France, par l'imposition et ses taux élevés aussi bien sur les résidences principales que sur les résidences secondaires ?
Pour les résidences principales, rien à signer ...
Le point positif qu'il est tout de même nécessaire de retenir sur cet article est bel et bien le fait que les plus-values réalisées sur la revente d'une résidence principale ne sont pas imposées en France. De nombreuses personnes profitent d'ailleurs de ce dispositif mis en œuvre depuis quelques années maintenant pour faire l'acquisition de biens immobiliers, les "retaper" et les revendre selon les tendances pour en obtenir la plus grande plus-value possible. Et grâce à ce même dispositif, les plus-values sont entièrement exonérées d'imposition. L'idée est donc intéressante, le dispositif attrayant pour toutes les personnes désireuses de revendre leur résidence principale même dans les plus brefs délais. Et au regard de l'évolution du marché, force est de constater que ces personnes se font de plus en plus nombreuses et que, bonne nouvelle, les acheteurs et investisseurs potentiels sont de moins en moins frileux et rechignent moins qu'avant à l'idée de faire l'acquisition d'un bien immobilier de qualité.
Malheureusement, il n'est pas possible de dire la même chose concernant les résidences secondaires et les biens immobiliers destinés à la location, si l'on s'en tient à la situation du marché sur ces créneaux bien spécifiques ...
... Mais ce n'est pas la même chose pour les résidences secondaires !
Au regard de la situation actuelle, force est de constater que là où le bât blesse, c'est bien en ce qui concernant la revente d'une résidence secondaire ou d'un bien immobilier ayant été destiné à la location. La seule solution pour avoir droit à une exonération d'imposition lors de la revente est de détenir le bien pendant plus de 22 ans, une solution qui prend son temps ... Le cas échéant, le taux d'imposition est de 19% tout en sachant que plusieurs abattements fiscaux sont possibles : un premier de 6% après 6 ans de détention du bien et un second de 4% à partir de la 22ème année de détention. L'exonération entière des prélèvements sociaux n'arrive qu'après 30 ans de détention. N'hésitez donc pas à bien réfléchir avant de revendre votre bien immobilier et ce dans le but de profiter au mieux de la situation et d'éviter de rater un abattement possible bien que la volonté de vendre se fasse importante.
Autre point important, qu'il est nécessaire de retenir pour toutes les personnes désireuses de revendre leur résidence secondaire actuelle ou bien un appartement ou une maison actuellement en location : depuis 2013, les propriétaires en question ayant réussi à réaliser une plus-value supérieure à 50 000€ sont dans l'obligation de payer une surtaxe qui peut être comprise entre 2 et 6% du montant de la plus-value réalisée.
