
Le Bureau national des statistiques a annoncé dans un communiqué la croissance du PIB sur une période d'un an. Selon l'étude, les chiffres de la croissance serait fortement influencé par l'immobilier.
Une évolution stagnante du PIB
Si la croissance du PIB de la Chine se situe à 6,7% lors du troisième trimestre, il s’avère que pour le premier et le deuxième trimestre, les chiffres étaient identiques. Ces derniers sont bels et biens conformes à ce que les économistes avaient prédit si l'on se base sur l'objectif annuel visé par Pekin : réaliser une croissance annuelle entre 6,5% et 7%.
L’une des causes? Un redressement important du secteur immobilier qui remonte la croissance. En effet et bien qu’une bulle immobilière soit pressentie, il s’avère que dans certaines grandes villes chinoises, les prix du m2 ont bondi jusqu’à 40% par rapport à l’année dernière. Ainsi, on estime que le domaine de l’immobilier et celui de la construction contribuent largement à gonfler le PIB, représentant à eux seuls 15% de ce dernier. Enfin, la Chine ayant pour objectif de réduire l’expansion du crédit a mis en place de nouvelles mesures afin de compliquer l’accès à la proprièté. Elle a par exemple augmenté entre autres le depôt de garantie obligatoire à fournir de 50% si la personne a dans l’optique d’acquérir un second bien, contre tout de même 35% pour l'acquisition d'un premier bien.
Des signes toutefois inquiétants
Malgré une croissance générale positive, les résultats de celle-ci sont assez déçevants pour la Chine. En effet, l’évolution n’est que de 6,9%, ce qui en fait la plus basse croissance depuis près de 15 ans. De plus, un sondage de l’Agence France-Presse estime que la croissance pourrait continuer de diminuer avec une estimation de 6,6% pour l’année 2016. Ces mauvais chiffres ne sont pas les seuls qui peuvent inquiéter puisque la dette de la Chine s’élèverait actuellement à plus de 250% de son PIB. Cette situation n’est pas à prendre à la légère, ce qu’a confirmé le Fond Monaitaire International en tirant la sonnette d’alarme devant l’aggravation des dettes des entreprises chinoises. Autre doute subsistant, le chiffre annoncé par la Chine par rapport à la réelle croissance de l’économie chinoise, mise notamment en doute par Capital Economics, qui l’évalue vers les 5% seulement.
Les conseils de la rédaction
L’heure ne semble pas à l’investissement immobilier en Chine, les questions se multipliant par rapport à l’avenir économique du pays. De plus, les risques de bulle immobilière qui planent au-dessus des plus grandes villes chinoises comme Shangai n’encouragent pas l’acquisition d’un bien, de même que certaines mesures semblant hostiles aux potentiels acquéreurs.
