
Si au départ, le Grand Paris visait des améliorations en matière d'emploi, force est de constater qu'il apportera aussi des impacts sur le plan immobilier. Assurément, ce projet ouvrira la voie à de nouvelles opportunités en matière d'investissement.
Le contexte
Ces opportunités vont venir avec le Grand Paris Express qui va améliorer la desserte de près de 22 communes abritant une population estimée à 22 millions d'habitants.
En créant des déviations sur les voies qui sont déjà opérationnelles, ce projet va permettre les habitants de banlieue d'atteindre leurs voisins grâce à un circuit plus direct, sans devoir passer par le centre.
Ce sera un gain de temps pour les voyageurs et une nouvelle offre en matière de transport pour les communes qui semblaient moins attractives que Paris. Si tout se passe bien, ce grand changement sera effectif à partir de 2020 tout en se prolongeant vers l'horizon 2030.
Ainsi, il existera d'autre alternatives en matière d'acquisition immobilière. En sachant que Paris devient de plus en plus inaccessible en termes de prix d'achat et même de location, les investisseurs pourront opter pour les offres en périphérie.
Le pronostic
Le Grand Paris a aussi ses effets sur le développement durable. En effet, il s'inscrit dans la volonté de construire près de 70 000 logements répondant aux dernières exigences environnementales. L'essentiel de ces projets immobiliers se fera évidemment en périphérie.
Avec les lignes de métro qui se créent et les extensions envisagées des lignes existantes, nombreuses sont les communes qui gagneront en attractivité sur le plan immobilier.
Cela aura aussi pour conséquence d'assouplir les prix dans la capitale, car une bonne partie de la demande visera les nouveaux quartiers, devenus intéressants grâce à la rapidité de l'accès sur Paris.
Actuellement, on peut déjà constater que les secteurs comme Saint-Ouen, Saint-Denis ou encore Genevilliers accusent une montée progressive des prix du fait qu'ils sont de plus en plus prisés par les cadres et les investisseurs.
A Issy sur Seine et à Vanves, déjà bien desservis, les évolutions sont certaines lorsque le Grand Paris sera définitivement achevé. Il en sera de même pour Villiers-sur-Marne, Créteil, Villejuif et Clichy.
Pour l'heure, on attend encore ce qu'il adviendra des villes comme Orsay, Gif-su-Yvette, Rueil, Nanterre, Chelles ou encore Versailles. Rien n'empêche cependant que les effets du Grand Paris atteignent l'immobilier de ces secteurs.
Les conseils de la rédaction
Il est vrai que malgré ces perspectives prometteuses, les investisseurs n'osent pas encore sauter le pas. Cela peut se comprendre dans la mesure où l’Île-de-France a connu de nombreuses perspectives de travaux en matière de transport, sans que celles-ci ne se concrétisent après.
Notre conseil est d'être certain de l'effectivité des changements avant de se lancer dans un investissement locatif. Des débuts de travaux constituent par exemple le signe d'un changement concret.
Il faut aussi choisir le moment opportun pour investir. En sachant que le Grand Paris s'étale sur une bonne dizaine d'années, on a encore le temps de se préparer et de voir les choses évoluer.
Ce qui est certain, c'est que ce projet s'est dessiné concrètement depuis 2013. Les financements requis sont aussi en bonne voie, pour ne pas dire qu'une bonne partie est déjà disponible.
Pour les locataires, il serait bien avisé de suivre de près les travaux et leur évolution. En s'installant à une période où les prix n'ont pas encore subi de fluctuation, on est assuré des bénéfices résultant de la fin des travaux.
Le Grand Paris redonnera vie aux logements anciens et les rendra plus attractifs. Un investisseur averti ferait donc bien de creuser aussi dans ce secteur. Les spéculations sont ouvertes alors pourquoi se cantonner uniquement au logement neuf?
