
Un récent bilan publié par la Fnaim, la fédération nationale de l’immobilier fait le point sur le phénomène de reprise immobilière en France qui a suscité bon nombre de réactions, parfois un peu trop enthousiastes peut-être…
Les secteurs ayant repris des couleurs
La promotion immobilière est l’un des secteurs ayant montré les premiers signes de reprise, et ce, dès la fin de l’année 2014. Rien ne tarissant la belle lancée que le secteur avait pris, c’est entre 2015 et 2016 qu'une nette amélioration sur deux points précis a pu être constatée. Tout d’abord, c’est le volume des logements mis en vente par les promoteurs qui augmente, avec près de 17,4% d’augmentation, soit 116 915 logements mis à la vente. L’autre point ayant progressé est celui du nombre des réservations à la vente effectuées entre 2015 et 2016 qui atteint les 118 424 biens, maisons et appartements confondus. Cela représente ainsi une hausse de 17,5% sur un an !
Autre secteur se portant bien, celui de la construction. En effet, on constate une hausse des permis de construire accordés de 14,3% entre novembre 2015 et octobre 2016, par rapport à la même période lors de l’année précédente. De même, les mises en chantiers entre 2015 et 2016 sont en hausse de 8,1%, ce qui représente 367 000 mises en chantiers, soit un peu moins que les permis de construire délivrés qui s’élèvent sur la même période à 432 000.
Les villes encore en difficulté
Cependant et malgré ces chiffres encourageants, certaines agglomérations échappent à la reprise. Pour exemple, prenons la ville de Reims. À l’inverse de la hausse globale en France de 0,5% des prix, on y constate une baisse de 3,9% des prix, marquant un écart gigantesque, qui est encore plus impressionnant sur la ville de Poitiers, qui quant à elle subit une baisse de 6,5% des prix ! Les villes de Reims et de Poitiers sont donc passées à côté de la reprise et n’ont pas réussi à intégrer à leur marché immobilier la hausse nationale. Pourtant, la localisation des villes ne semble pas être un critère déterminant dans la reprise immobilière d’un marché d’une ville. Par exemple, on constate que la ville de Saint-Étienne , qui est pourtant très proche de Lyon, a connu une baisse des prix dans l’immobilier de 1,5%. Lyon quant à elle, située non loin, a subi une hausse des prix de 2,1%.
Les conseils de la rédaction
Vouloir investir dans une ville n’ayant pas connu la reprise du marché immobilier en 2016 n’est pas forcément une mauvaise idée. En effet, même s’il faut encore plus faire attention au bien convoité, sa situation n’empêche pas de l’acheter puisqu’il se pourrait d’ailleurs qu’à l’instar de Reims, les prix y soient moins chers que sur le marché.
