
Alors que les élections législatives de l'année 2017 se rapprochent à grands pas, il se pourrait qu'elle ait des impacts sur plusieurs secteurs, dont l'immobilier
L'année électorale, synonyme de baisse des transactions?
Une récente étude portant sur la question de l'impact potentiel des élections présidentielles par rapport au marché immobilier dans l'ancien vient d'être publiée par le Crédit Foncier et les résultats ont de quoi surprendre. Afin d'avoir un regard plus global sur le sujet, l'étude met en comparaison la variation des volumes des transactions immobilières dans l'ancien sur les sept dernières élections présidentielles, pendant l'année précédente, celle de l'élection puis celle d'après. Malgré la différence des époques et donc des situations du marché immobilier dans l'ancien, un schéma se dégage tout de même. En effet, le Crédit Foncier estime que l'année avant l'élection, le marché immobilier connaît un bond d'environ 4,6% par rapport au volume des transactions immobilières dans l'ancien. Ce bond redondant est d'autant plus étonnant qu'il est systématiquement suivi d'une chute du volume des transactions immobilières l'année suivante, soit celle de l'élection. Seule exception au schéma; l'année 2002. Effectivement, durant celle-ci l'étude indique que « aucune baisse n'a été observée» mais cela pourrait s'expliquer par le fait que Jacques Chirac ait été réélut. Ainsi, cette année n'impliquait donc pas de changement de président et donc pas de perturbations. Le schéma se complète également par une remontée d'environ 2,3% l'année après l'élection du volume des transactions immobilières effectuées dans l'ancien.
L'anticipation négative d'une année 2017
En prenant en compte leurs observations, le Crédit Foncier a réalisé un sondage auprès de 400 professionnels de l'immobilier entre le 29 août et le 5 septembre 2016. La question posée aux professionnels était de savoir si selon eux, l'élection présidentielle aurait une répercussion sur les mois précédents celle-ci. Les résultats obtenus sont peu encourageants avec seulement 9% des professionnels qui attendent un impact positif. De même, seuls 32% d'entre eux estiment qu'il n'y aura pas d'impact tandis que la majorité, à savoir 53% anticipe un impact négatif. Ces résultats ne sont pas surprenants si on applique le schéma dégagé par l'étude. Ainsi, alors que 2016 signe l'année précédant l'élection, on constate actuellement et en accord avec l'étude, une augmentation des transactions effectuées dans l'ancien ainsi qu'une reprise du marché immobilier. S'il est évident qu'il est impossible de prévoir les transactions de l'année 2018, en se fiant au sondage, on remarque également une baisse fortement probable du nombre de transactions l'année de l'élection.
Les conseils de la rédaction
Bien que l'étude du Crédit Foncier mette en avant un schéma précis, elle n'explique cependant pas les raisons d'une telle variation sur les années entourant l'élection présidentielle. Alors, simple frilosité des acheteurs dûe au changement de président ou intervention d'autres facteurs influençant les transactions? De même, l'étude n'indique pas si l'évolution des transactions immobilières dans le neuf comporte un tel schéma.
