
La géolocalisation immobilière est encore une pratique peu courante en France (sauf sur Monbien.fr) malgré le fait que la demande en la matière est forte de la part des consommateurs.
La demande
En sachant que la géolocalisation constitue un facteur poussant 9 Français sur 10 à visiter un bien immobilier, on peut parfaitement se demander pourquoi celle-ci n'est toujours pas très implantée en France.
A cela s'ajoute le fait que 6 Français sur 10 peuvent renoncer à consulter une annonce immobilière juste parce que sa localisation n'y est pas spécifiée.
Si ces estimations datent de 2015, la question de la géolocalisation reste toujours d'actualité.
En effet, elle permet d'obtenir plus de visibilité pour les propriétaires de bien immobilier à vendre tout en permettant de mieux cibler la clientèle qui pourrait être intéressée par l'offre.
De plus, la géolocalisation permet au client de disposer d'un certain nombre d'informations, sans attendre une visite ni même un premier contact avec l'agence immobilière.
Actuellement, la part des clients exigeant cette géolocalisation est de 53% contre 43% seulement en 2015.
Les freins
On pourrait penser que c'est la technologie qui empêche le développement de la géolocalisation immobilière en France. Il n'en est rien puisque si la géolocalisation est possible dans le domaine des transports par exemple, rien n'empêche de l'adapter pour les annonces immobilières.
Le véritable frein se trouve plutôt dans la méthode de travail des agences immobilières. En effet, la géolocalisation ne peut se concevoir que dans le cadre d'un mandat exclusif. A défaut, il est évident que les concurrents viendraient en masse pour obtenir un contrat avec l'auteur de l'offre immobilière géolocalisée.
Pire, le risque est grand que les acheteurs potentiels tentent de traiter directement avec le propriétaire.
Or, en France, la part des mandats exclusifs augmente, mais c'est une évolution assez lente par rapport à celle qu'il faudrait pour la géolocalisation. Ainsi par exemple, la part des mandats exclusifs n'était que de 28% en avril.
C'est tout le contraire de ce qui se passe aux Etats-Unis où 98% des mandats sont exclusifs, ce qui rend la géolocalisation plus facile à instaurer.
De plus, l'agence américaine qui bénéficie du mandat finit toujours par obtenir une moitié de commission dans le cas où une autre agence viendrait à conclure la vente.
Ainsi, la géolocalisation totale ne sera définitivement adoptée en France que lorsque les mandats exclusifs deviendront la règle et les mandats simples, l'exception.
Les conseils de la rédaction
Pour arriver à un stade où le mandat exclusif rentre dans les mentalités, il faudrait que les agences immobilières se mobilisent plus vers son instauration. Les clients eux-mêmes doivent être convaincus de ses avantages par rapport au mandat simple.
De toute manière, passer par un professionnel permet non seulement de trouver un acquéreur ou un vendeur plus vite, mais permet aussi de trouver un encadrement et une certaine sécurité dans une transaction aussi importante.
Il ne faut pas oublier que le bénéfice d'un mandat exclusif donne à l'agence immobilière toute la motivation utile pour satisfaire au mieux le client.
Pourquoi hésiter lorsqu'on sait qu'elle permet aussi le développement de la géolocalisation immobilière? C'est une pratique qui donnera une nouvelle dimension à la consultation des annonces.
On peut même envisager la possibilité de visiter la maison en 3D et ce n'est qu'un échantillon des possibilités infinies que la technologie peut offrir à ceux qui prospectent pour leur futur bien immobilier.
Quoi qu'il en soit, l'évolution sera amorcée par les clients qui demandent de plus en plus cette instauration de la géolocalisation. C'est définitivement une machine en marche. La seule incertitude réside dans le temps que cela prendra pour une pratique plus répandue.
