
Annoncée depuis quelques semaines, voire quelques mois comme étant une année qui casserait probablement la belle croissance du secteur immobilier, l’année 2017 semble de moins en moins ressembler à la méchante bête noire annoncée par les pronostics
Les bons points qui devraient porter l'année 2017
Selon une étude récemment publiée par la Fnaim, la Fédération Nationale de l’immobilier, 2017 devrait garder une bonne dynamique semblable à celle de 2016, qui avait été, et de loin, l’une des meilleures dans l’immobilier depuis ses dix dernières années ! Ainsi, cette nouvelle année devrait, du moins au premier semestre, être portée par la précédente. En effet, l’étude prévoit un beau dynamisme, lié à des achats finalisés en ce début d’année par exemple, mais aussi à cause de l’enthousiasme n’étant pas encore retombé de la baisse exceptionnelle des taux de crédit fin 2016. De même, malgré une très faible remontée de ces derniers qui devraient continuer de s’accroître à un rythme assez lent au fil des mois, cela reste toujours une option avantageuse que d’emprunter maintenant, surtout lorsqu’on dispose d’un très bon dossier. Effectivement, les banques favorisent ceux-ci par rapport à d’autres dossiers pouvant être moyens et qui eux, ne profiteraient pas d’un crédit aussi bas. Aussi, le secteur du neuf devrait continuer de bien se porter en 2017, profitant des bons chiffres de 2016, où une augmentation de 18% des ventes des maisons individuelles neuves avait été constatée. De même, les ventes des promoteurs avaient augmenté de 17% en moyenne grâce à une forte demande.
Une reprise inégale
Cependant, malgré des attentes assez élevées pour 2017 de l’étude réalisée par la Fnaim, il s’avère qu’il existe une réelle différence entre le dynamisme des différentes régions. Par exemple, on peut constater que l’augmentation récente des prix, qui équivaut à près de 1,5% de hausse sur toute la France, ne s’est pas réalisée uniformément dans toutes les villes. En effet, si on observe les prix actuels dans la ville de Paris, l’une des grandes villes les plus chères de France, le mètre carré se vend à 8 665 euros. Toutefois, ils sont bien moins élevés dans la ville de Nîmes par exemple, où le mètre carré se vend à 2 059 euros, ou bien alors dans la ville de Limoges, dans laquelle il est possible d’acquérir un logement pour le prix de 1 301 euros par mètre carré. La différence de prix est donc l’un des indicatifs démontrant que malgré une année 2016 de reprise, certaines villes ont du mal à se repositionner sur le marché après quelques dures années.
Les conseils de la rédaction
Ce léger retournement de situation montre l'importance de ne pas prendre au pied de la lettre les divers pronostics, d’autant plus qu’ils sont parfois contradictoires. Cependant, l’année 2017 est presque unanimement considérée comme étant plus modérée que 2016, en restant toutefois potentiellement positive.
