
Bien qu'actuellement des dispositifs comme la loi PINEL ou des taux de crédits historiquement bas soient adoptés afin de permettre une meilleure accessibilité à la propriété, des disparités subsistent entre les différentes classes sociales.
La fluctuation de la proportion d'individus propriétaires de leur logement
Selon une étude publiée par le Crédit Foncier, parmi les classes sociales dîtes défavorisée seulement 34% de la population était propriétaire en 2010, contre 75 % pour la population dite à hauts revenus. Cette proportion de propriétaires parmi les classes sociales dite défavorisées est même estimée en recul par rapport aux chiffres de 1980. En effet, alors qu'en 1990 ils étaient 54% à posséder leur propre logement, ce pourcentage diminuait à 33% en 2000, puis a légèrement augmenté en 2010 à hauteur de 34%
Cette baisse importante de 20% est proche de celle retenue pour les classes dites populaires qui entre 1990 et 2010, ont vu le nombre de propriétaires diminuer de 52% à 35%, soit une baisse de 17%. A contrario, le pourcentage de propriétaires dans les classes dites à hauts revenus a augmenté sans jamais diminuer, le pourcentage étant de 54% en 1980 et de 75% en 2010.
L'explication de ce phénomène
Si l'étude du Crédit Foncier démontre des disparités entre les accès à la propriété, elle précise néanmoins que la notion de classe sociale a aussi beaucoup évolué au cours des années. De plus, pour évoquer les différentes raisons pour lesquelles les classes sociales dites les plus défavorisées ne sont pas propriétaires, en plus de faibles revenus et de la stagnation des salaires, l'étude invoque les aides qui leur reviennent comme le prêt locatif à usage social mais aussi le prêt locatif aidé d'intégration. Ces deux aides auxquelles une grande portion de la population est éligible ( soit plus de 66% des ménages pour le PLUS et 40% des ménages pour le PLAI ) font primer l'accès à la location. A contrario, pour les personnes à hauts revenus les aides de l'état (incitations fiscales) encourageraient l'investissement locatif. C'est ainsi le constat d'une classe moyenne délaissée que dresse le Crédit Foncier.
Les conseils de la rédaction
On constate dans les classes dites défavorisées, populaires et moyennes inférieures une très légère remontée ou bien une stabilisation du pourcentage des propriétaires, ce qu'on peut assimiler à diverses mesures mises en place pour favoriser un accès à la propriété ces dernières années.
