
Alors que le marché immobilier chinois s'enfonce depuis quelques mois déjà dans une bulle immobilière, une étude de China Index Academy tire la sonnette d'alarme.
Un boom du marché immobilier chinois
Si la France peut se vanter d'une bonne dynamique de son marché immobilier sur l'ensemble de l'année 2016, il n'en est pas de même pour la Chine. En effet, bien que les ventes des logements aient très fortement progressé sur la même période, cela mène à un potentiel danger pour les ménages pouvant se surendetter, sans capacité de rembourser. De janvier à octobre 2016, c'est donc une forte augmentation de plus de 40% du nombre des ventes réalisées qui interpelle. Également en hausse, la surface totale vendue a grimpé de plus de 27% en un an, ce qui suggère que les ménages achetent aussi plus grands, mais également plus cher ! Le phénomène de bulle immobilière - qui consiste à voir les prix d'un marché s'envoler de manière surréaliste par rapport à la réelle valeur du bien sur le marché - entraine une hausse des prix. Un logement moyen revient selon l'étude à 10,34% plus cher que par rapport aux prix sur l'année précédente à la même période, soit un investissement supplémentaire d'au moins 11 662 yuans, plus de 1 590 euros.
Les ménages s'endettent de plus en plus !
Face à l'envolée des prix en Chine, les ménages du pays ne renoncent pas à acheter pour autant, préférant s'endetter. Leur dette s'élève donc en moyenne à 40% du PIB, alors qu'elle ne représentait que 28% de celui-ci cinq ans plus tôt. Ceci prouve que l'endettement des ménages ne fait que prendre de l'ampleur au fil des ans. D'autres chiffres collaborant ces faits sont ceux du nombre des prêts bancaires accordés à des ménages. Uniquement sur le troisième trimestre de 2016, près de 67,5% d'entre eux étaient mis en oeuvre pour des ménages, soit deux fois plus qu'au troisième trimestre de l'année passée. Cependant, la Chine ne semble pas inquiète de cette augmentation de l'endettement des ménages puisque l'État a mis en place des mesures variantes afin de réduire les taxes sur les achats immobiliers. De son côté, la banque centrale chinoise a récemment choisi de diminuer l'apport minimal nécessaire afin de pouvoir faire un prêt de 25% à 20%. Un possible surendettement ne fait donc pas peur à la Chine, qui ne peut pas se permettre de ralentir l'activité de son secteur immobilier tout comme celui de la construction, qui représentent seuls 15% du PIB du pays.
Les conseils de la rédaction
Il est désormais impossible de prévoir la tendance qui dominera le marché chinois dans les mois à venir. Cependant, les bulles immobilières sont souvent des périodes longues. Il ne faut donc pas s'attendre à ce que les prix du marché immobilier en Chine redescendent rapidement, mais plutôt à les voir perdurer ou augmenter.
