
Selon une nouvelle étude des Notaires de France, réalisée dans le but de dresser un bilan de l’année 2016 par rapport au secteur de l’immobilier, les prix dans la ville de Bordeaux ont augmenté, contrairement à la majorité des villes françaises qui ont profité de la baisse des taux.
Une hausse fulgurante des prix !
Tout laissait à penser qu’à l’instar d’autres grandes villes françaises, Bordeaux verrait également ses prix baisser en 2016. Pourtant, la baisse exceptionnelle des taux de crédit cette année n’aura pas permis à la ville de reculer dans le classement des villes les plus chères de France, mais bien au contraire. Alors qu’en 2006, la métropole bordelaise se classait déjà à la 11ème place, on la retrouve aujourd’hui sur la dernière marche du podium, à la 3ème place. En cause, une montée des prix égalant les 41,8% durant une dizaine d’années. Par rapport aux autres grandes villes quasiment identiques comme Toulouse ou Nantes, Bordeaux a un prix au mètre carré dans l’ancien beaucoup plus élevé, avec 3 200 euros/m2. Respectivement, les prix au mètre carré sont de 2 500 euros/m2 et 2 560 euros/m2 pour Toulouse et Nantes. De même, à Nantes un acheteur déboursant 500 000 euros pour une maison possède un plus grand pouvoir d’achat, puisqu’il obtiendra 9 mètres carrés de plus qu’à Bordeaux, soit la taille d’une chambre, pour le même prix et les mêmes critères.
Une démarcation entre les maisons et les appartements anciens
Si le marché immobilier bordelais se démarque, avec ses tarifs notamment, par rapport aux autres métropoles à taille égale, il se trouve qu’il dispose aussi d’une différence évidente, au sein même de son secteur de l’ancien. En effet, si Bordeaux se classe en troisième position parmi les villes de province les plus chères par rapport aux appartements anciens, elle n’est cependant que la neuvième des plus chères par rapport aux maisons anciennes. Ces dernières se vendent à un prix médian de 274 000 euros par bien, ce qui représente tout de même une évolution de 5,8% des prix. Ce phénomène s’explique par une différence d’attractivité entre les deux types de logements : les maisons nécessitant généralement plus de travaux, se vendent logiquement à des prix moins élevés. Par rapport aux appartements, les prix grimpent car malgré une offre importante dans la ville de Bordeaux, la demande est trop forte. De manière globale, les prix dans l’ancien à Bordeaux sont ceux qui ont le plus augmenté en France en 2016, avec 4,1% d’augmentation, contre seulement 3,2% pour Nantes, la seconde vile du classement.
Les conseils de la rédaction
Si vous pensez profiter de la hausse continuelle des prix à Bordeaux afin de réaliser une plus-value sur votre bien en le revendant, vous feriez tout aussi bien d’attendre encore l’année 2017, puisque les spéculations indiquent que les prix continueront d’augmenter.
